Condamné à veiller tout seul
J'ai fait mon portail et en ai communiqué l'adresse et le pass aux collègues. C'est pas fait pour ça, netvibes, mais bon on a fait avec (quand je l'ai présenté à mon équipe dans le cyber-espace de la bib, 8 postes en même temps dessus, c'était pas terrible, mais quand même, ça peut se faire). Une douzaine d'onglets permettznt de balayer une partie de nos besoins. Extrait de la webnote d'introduction :
Les objectifs étaient multiples :"Ce portail n'est pas un site officiel de la Ville de ... mais un site réalisé par le directeur de la Bibliothèque du ... pour organiser la documentation et la veille professionnelle des agents du .... Il permettra peut-être de développer une culture professionnelle commune. Il faudrait pour cela que tous les agents du réseau (et en particulier les acquéreurs) participent à ce portail en partageant les liens professionnels qu'ils utilisent régulièrement. Avec pour finalité d'en faire un outil de travail commun sur l'intranet municipal. Mais ça c'est une autre histoire. Il est toujours en construction et attend vos participations. "
- initier les collègues au web 2.0, connu mais peu utilisé dans la pratique quotidienne
- donner des habitudes en facilitant le travail avec une proposition de base à améliorer, utile pour des agents noyés dans un quotidien très lourd, ayant du mal à prendre de la distance
- faire participer les agents et cadres à une entreprise collective commune : il ne s'agissait pas de donner un produit fini mais de faire évoluer ce produit en fonction des besoins et des propositions de chacun
- donner une visibilité aux compétences professionnelles et les partager sur le réseau,permettre aux équipes excentrées dans les quartiers de bénéficier des compétences des
spécialistes de la centrale.
Pour revenir à "des bibliothèques 2.0", les attaques fréquentes et généralisées contre les cons' (vous avez remarqué comme le sens à l'écrit ou à l'oral n'est pas franchement le même), les directeurs, les chefs, m'agacent bien un peu. Mais bon ! l'important n'est pas là. Vous dites :
Donc pas en dessous du cons' de base (responsable mais pas directeur, responsable mais pas coupable ?), et pas au dessus non plus. Otez-moi d'un doute : vous êtes bien cons' de base ?"Combien de veilleurs dans une bib ? Je propose : autant que de cons'... Profil des veilleurs ? Je dirai : plutôt PAS le chef".
Je suis néanmoins plutôt tout à fait d'accord avec vous même si la présentation et la formulation ne me conviennent pas trop (Papy fait de la résistance), ça n'est finalement pas le plus important, le tout est d'aller dans la même direction. La répartition de la veille oui, l'inscription sur la fiche de poste oui, la masse de travail oui (sans diminution de qualité, curieux, pourquoi dites-vous cela, juste une répartition différente des activités, et la veille ne pourra qu'améliorer la qualité des activités), le retour sur investissement oui, la veille au quotidien, la formation... il y a juste que vous encadrez peut-être un peu trop les choses... on dirait un chef, faites attention vous allez basculer dans le mauvais camp !
Le chapitre "Que veiller" est important : il faut effectivement dépasser le cadre de la bibliothèque et mettre les fils rss vers les sites d'actualités et les sites commerciaux, je suis d'accord, les sites de la fonction territoriale et les liens vers les sites locaux (plus chez nous peut-être qu'en BU), et surtout je crois vers les sites des réseaux sociaux qui peuvent à un moment interférer avec notre fonction : Peuplade par exemple, Lybrarything et autres, ... tous ces sites collaboratifs qui tournent autour de la notion de communauté, et dont nous devons suivre les évolutions, parce que notre objectif pourrait être (ça me turlupine depuis un moment) de favoriser l'insertion de nos lecteurs dans ses communautés... mais bon, on aura l'occasion d'en reparler.
L'intérêt que je trouvais à mon projet était la possibilité de développer une base commune, une culture professionnelle commune, laquelle manque souvent dans les grandes villes. Cela aurait pu devenir un outil de communication interne, permettant de véhiculer des informations, des conseils, de réfléchir ensemble à notre métier et à son évolution. Et quand vous êtes plus de 300, la communication interne, si elle n'est pas correctement organisée pour permettre l'expression et la diffusion de l'information pour tous, c'est du pipeau. D'autres idées proches ont vu le jour : j'ai fait un blog pour préparer encore en commun une exposition (nouveau bide), d'autres viennent de créer un blog pour diffuser des informations prises sur le web, d'autres encore ont un projet de blog d'un service transversal pour mieux communiquer (transmettre les informations) avec les équipes des bibliothèques... le tout un peu en désordre et sans une coordination que les "chefs" devraient apportaient. Tout ça est encore à creuser et à coordonner pour en faire un véritable travail collectif au plus proche des besoins.
Le problème est que l'information sur mes propositions a eu un peu de mal redescendre, et le peu arrivé en bas à semble-t-il laissé (presque) tout le monde indifférent : les retours tenaient sur les doigts d'une main, ce qui leur donne bien sûr pour moi une valeur particulière (merci à vous). Je l'ai donc mis en sommeil, et j'attends maintenant que l'on puisse créer les univers netvibes pour le faire, et le communiquer à qui veut bien le prendre. Je le ferait à titre individuel, c'est dommage, ça aurait pu être une proposition de la bibliothèque. La comm localo - locale finalement ça marche pas terrible.
Comments
Ayant l'expérience d'avoir créer la liste de discussion discothecaires_fr, je crois que les maîtres mots sont inciter, encourager et animer. Même si on met les outils les plus simples du monde, la participation ne se décrète pas. Pendant la période où je modérais discothecaires_fr, j'ai passé beaucoup de temps à susciter la participation en donnant des exemples et à encourager parfois par des messages privés ceux qui se lançaient.
Il faut, comme beaucoup de choses en management, s'appuyer sur les plus volontaires et enthousiastes pour tracer la route et montrer l'intérêt au moins sceptiques.
Dans le cadre de réunions préparatoires à un projet de service, je vais faire des formations sur le web 2.0 avec une dimension pratique et aussi instiller petit à petit l'intérêt de la veille. Mais c'est un travail de longue haleine.
Il y a de multiples implications possibles avant d'obtenir l'outil parfait....
Quoiqu'on dise, ça avance ...
signé :
un vendéen, Francis, qui vous lit depuis....