Animateur de communautés
Autrement dit, "COMMUNITY MANAGER". C'est le métier où l'on recrute en ce moment, particulièrement à l'i-expo, le Salon Information stratégique, veille, intelligence économique, salon un peu plus sexy que celui de l'ABF, dans le même lieu, et où les documentalistes sont très présents (et l'ADBS, qui vient d'investir aussi LinkedIn - une solution aussi pour palier la fermeture de biblio.fr ?) : il s'agit d'animer les réseaux sociaux des entreprises (donc des bibliothèques, n'est-ce-pas?). Un nouveau métier à proposer à nos collectivités (cf. l'article de Bertrand Calenge).
Formidable de voir tous ces outils de veille fleurir dans tous les stands, souvent avec des résultats cartographiés très parlants, come celui d'Innova News présenté par Digimind depuis le début de l'année à la Cité des Sciences. Les pratiques collaboratives donc très présentes, en particulier dans les stands d'e-marketing... Les blogs et autres outils ont de l'avenir dans les entreprises.
Philippe Pinaut, créateur de Blogspirit, a présenté ses offres pour
entreprises (Talkspirit), et l'intérêt de créer des blogs et des réseaux autour des entreprises et de les animer (comme SNCF ou Orcom):
- Mieux entendre les attentes des clients et dialoguer avec eux
- Faire de chaque collaborateur un moteur de l'innovation
- Accroitre la fréquentation et le succès des événements, séminaires, congrès (Tiens mais ça c'est ce que font les zybrides de l'ABF, y a pas de recrutements en vue ?)
- Engager un débat citoyens sur les sujets d'actualités
- Fédérer tous les collaborateurs et les impliquer sur un objectif.
Le Community Manager, recruté pour la mise en place de ces réseaux, a quatre fonctions :"Malgré la récession annoncée, la guerre des talents aura bien lieu et les candidats de demain ne manqueront pas de faire jouer la concurrence pour faire le bon choix. Sur Internet s’appliquent déjà au marché de l’emploi, les principes énoncés par le « cluetrain manifesto », paru en 1999 : « les personnes dans un marché en réseau ont compris qu'elles obtiennent les unes des autres des informations et une assistance bien meilleures, que celle d’un vendeur. Il n'y a pas de secret. Les marchés connectés en savent plus que les entreprises sur leurs propres produits. Et que ce qu'ils découvrent de bon ou de mauvais, ils le répètent à tout le monde »"
- Veille et modération
- Relais d'information dans la communauté
- Reporting et évaluation
- et bien sûr l'animation des réseaux :
- identification et recrutement des membres
- suivi et soutien par une présence en ligne
- création et animation d'autres lieux de dialogue (Facebook, Twitter...) et de temps forts (colloques, rencontres...)
- rassurer, et contenir les conflits
Tous ces mots grossiers sortis du vocabulaire des entreprises, si on les faisaient nôtres, si on se préoccupait de nos lecteurs autant que les entreprises, vous croyez vraiment qu'on y perdrait notre âme ?