Sanctuaire Vs Centre Commercial

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Je ne trouve pas l'article de Hectorne sur Biblio-fr. A quel date a-t-il été publié?

Je réponds sur "le respect de la population, même non fréquentable" il s'agit là d'un humour que l'on placera au-delà du second degré. Une phrase qui au 1er degré est inacceptable et donc doit être lue au second degré, et là elle est drôle, on dira plutôt ironique, car nous savons que certains de nos établissements, lieu d'échanges entre public et personnel lettrés ou la culture est reine, il n'est pas facile d'accueillir que dis-je de supporter quelques ignares égarés dans ce sanctuaire.

Je ne stigmatise rien ni personne, je dis seulement que dans un pays ou l'orthographe est toujours et encore un marqueur social, il faut un professionnalisme à toutes épreuves (qualité de l'accueil etc...) pour éviter des attitudes peu justifiables autour de cette belle idée de culture. Je ne serais pas le premier à jeter la pierre... , on fait tous des gaffes involontairement.

Ensuite pour participer au débat de fond que tu lances, je crois que nous devrons faire tôt ou tard un effort pour définir ce qu'est une bibliothèque ou un service de lecture publique.

Voici une définition que je propose : La bibliothèque est le service public du droit à l’accès à la connaissance.

Service public au sens juridique et donc précis du terme notamment un service public est accessible à tous.

Droit à la connaissance au sens ou nous vivons dans une société de l'information et de la communication mais la connaissance est un concept plus exigeant que le droit à l'information.

A partir de là, les questions de bâtiments, de sanctuaires, de centres commerciaux de liens sociaux, d’accueil, d’ouverture le dimanche me paraissent accessoires et non essentielles au sens propre de ses termes. Ce sont des accessoires pour atteindre ce qui est le cœur de notre métier : le service public du droit à l’accès à la connaissance.

Nous ne pourrons en effet jamais nous mettre d’accord sur nos besoins si nous ne définissons pas précisément ce qu’est notre activité.

Gilles, je rentre de 4 semaines de vacances tranquiles mais ne vais pas tout de suite écrire de nouveaux articles ou répondre sur le fonds au tien, je ferai cela début septembre. Tu as lu trop rapidement, sans doute influencé par la situation dans ta bonne ville de .... qui comporte de nombreux habitants non fréquentables (chez moi aussi tu t'en doutes). Il s'agit ici plutôt des "non-fréquentantes". Si dessous le texte complet de la phrase : "L'enjeu, pour nos équipements aujourd'hui, estd'imposer ­ et de s'imposer à soi aussi ­ le temps de la réflexion. Si labibliothèque se laisse imposer le temps de la société qui l'environne, sielle ne parvient pas à imposer le temps qui est le sien et qui est le tempslent de la culture, alors nous irons d'errements théoriques en escamotagespratiques. Nous perdrons les moyens même de défendre la nécessité dusanctuaire qu'est une bibliothèque, sanctuaire qui est une chance pourchacun,qui fonde le respect de la population, même non fréquentante, pour nos

équipements." (peut-on parler ici de fréquentant non-fréquentable ?)

Sur la fin de ton message, je répète aussi souvent qu'il faut bien redéfinir à quoi on sert. Et la notion de connaissance est juste. Mais les autres points ne sont pas accessoires, ils sont le fondement de ce qui va permettre l'accès à cette connaissance (mais aussi quelle connaissance ?). Bon on reprend tout ça à la rentrée. Bye.

curieux je ne peux pas corriger mon commentaire précédent (et donc les fautes : si dessous !!!). J'ai oublié de dire que j'ai ajouté au texte la date du message biblio.fr. Curieusement encore, sur mon poste, même hors cession administrateur, quand je clique sur le lien "article" je tombe sur le dit article, et sur d'autres postes non. j'y comprend vraiment rien à cette technique.

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