Pensez - écrivez - communiquez ... BLOGUEZ !

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Entièrement d'accord avec ton analyse : "On laisse ça aux grands noms de la profession que l'on retrouve dans toutes les journées d'étude, colloques et autres formations" et "Faut-il attendre que la bonne parole vienne du BBF ? De l'ABF ? Effectivement, "Parlons de notre travail au quotidien" .

Mais : Quid de ceux qui ne pensent pas que la solution ultime passe obligatoirement par le web 2.0 ? Quid de ceux qui sont aussi des "directeurs", mais proches du terrain ?

De quel niveau de pratique relèves-tu ? Tu prêtes des livres aux lecteurs, tu les ranges parfois, tu verifie des CD, quand tu catalogues, tu mets aussi des résumés ou des présentation pour tes lecteurs ou tu telecharges tes notices BN et basta ? etc...C'est QUOI TON METIER exactement ? De quoi on va REELLEMENT parler ici ? D'ou-te situes-tu pour parler ?

Le probleme de la communication professionnelle, c'est que les vécus des blogueurs sont aussi disparates que le sont leurs structures, leurs moyens en budgets, en personnels, voire meme leurs statuts. Et que c'est cela qui limite énormément la portée des débats. On peut debattre, meme chaudement de questions quotidiennes : les horaires, les ouvertures le dimanches, la signalétique du secteur jeunesse, l'interet des boites de retour, l'achat en double des best-sellers, les modes d'accès des jeunes à Internet en BM, le rôle social au quotidien des personnels, la notion de proximité, les méthodes d'évaluation de nos pratiques locales, nos relations avec les elus, etc....Mais on aime bien savoir a qui on a affaire : à un intello-grandes ecoles, un "je pense pour vous", un organisateur-manager, ou quelqu'un qui, les mains dans le cambouis, partage concretement nos soucis, souvent petits voire mesquins, mais qui nous occupent déja assez .Sinon le débat est vite enterré parce que les débatteurs ne parlent pas la meme langue, c'est tout.

Et c'est bien ce qui se passe sur de nombreux blogs. Il va falloir aller vers des blogs communautaires (C'est ce qu'ont déja fait les fanas du Web 2.0) de gens qui parlent ensemble des mèmes choses et proposent des solutions en rapport avec leurs pratiques.

Actuellement les petites et moyennes bibliothèques (jusqu'à 20 000 h) , sur 2912 repertoriées dans un des tableaux DLL représentent 1960 structures soit presque 70 % du total. 429 au dessus de 20 000 (soit 15%), le reste étant constitué de 521 structures de moins de 2000 h.

Ce qu'un conservateur de BU ou de BDP ou de grande ville de France pense de l'augmentation des horaires d'ouverture n'a AUCUN INTERET pratique pour 70% des bibliothèques françaises. Or ils en parlent pour LEURS structures, en y intégrant IMPLICITEMENT les nôtres, les muettes. Et ça c'est en train de devenir de plus en plus intolerable, de meme que toute remarque sur la diversité des situations LEUR devient intolérable, leurs solutions étant globalisatrices.

Il est temps que les petites et moyennes structures posent un discours qui les concerne, prennent conscience collectivement de leur importance numerique, et cessent de ramasser le dos courbé, les pieds dans le fossé, les rares miettes concrêtes lâchées au gré de leurs discours par nos pontifes-penseurs, emballant les chevaux de leurs carosses dorés.

C'est un peu comme ça qu'on a pensé le remembrement apres la guerre. Si mal fait, si peu concerté, si destructeur. Les DS noires du gaullisme, chargées de technocrates, ont commencé à sillonner nos campagnes, et c'en fut fini de siecles de paysages ruraux.

Par contre si c'est pour de la branlette web 2.0, il y a déja ce qu'il faut sur la Toile. Y a plus qu'à rejoindre la secte...

J'ai commenté ce commentaire dans un nouveau post. Sur le même sujet, vous pouvez aussi lire le nombril de Belle Beille

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