2 posts tagged “communication interne”
ça y est j'ai réussi à le finir ! Pour les problèmes liés à sa réalisation voir l'article précédent, voir aussi les articles traitant de la veille qui y sont cités.
Il s'agit donc d'un portail qui est destiné à des agents de bibliothèques municipales (BU ou centres de docs ont des besoins différents). C'est l'exemple d'un possible. Il ne faut pas l'utiliser tel que, mais s'en servir comme d'une base pour un travail collaboratif au sein de vos équipes. Le but est de partager des connaissances (et que les spécialistes de domaines partages leurs savoirs et leurs outils avec l'ensemble d'un réseau - par exemple entre centrale et annexes), et de créer une culture commune dans une bibliothèque ou un réseau par un socle de connaissances identiques, mais aussi par la mise en place de méthodes communes. Il s'agit aussi, par le biais de la veille, de faire découvrir les outils du web 2.0, dont on a souvent entendu parler mais que l'on ne manie pas au quotidien.
Ce portail est donc aussi un outil de management pour les responsables, un outil de communication et de formation en interne. Jouez avec dans un premier temps en découvrant les liens, puis organisez votre propre portail.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore netvibes, la procédure est simple : ouvrez netvibes.com, chargez les onglets dont vous trouvez les liens ci-dessous (vous pouvez aussi les trouver dans l'annuaire de flux de l'écosystème netvibes), cliquez sur le bouton "connexion" ou "sign in", enregistrez votre univers netvibes avec une adresse mail et un mot de passe. C'est fini. Vous pourrez ensuite changez le graphisme et les propriétés des modules. Et le modifier avec vos équipes.
La profession Pour inventer chaque matin de quoi satisfaire ce public (pour reprendre, encore une fois, une proposition de Bazin sur LH), il faut deux ingrédients :
- des personnes qui ne seraient pas enfermées dans un carcan rigide, reproducteurs inlassables de ce qu'ils ont appris de formateurs reproduisant eux-mêmes, etc.
- une organisation qui permette l'émergence d'un esprit collectif tourné vers l'invention, l'innovation.
Est-il anormal d'imaginer que nos bibliothèques puissent devenir un "bouillon de culture" propice à l'émergence de nouvelles idées, de nouvelles démarches ? Le concept d'intelligence collective, cher à Pierre Lévy, peut nous y amener : « On appelle “intelligence collective” la capacité humaine de coopérer sur le plan intellectuel pour créer, innover, inventer.» (FING) et "Une société « intelligente partout » sera toujours plus efficace et vigoureuse qu’une société intelligemment dirigée." (Le Monde diplomatique), ou plus récemment dans Le Monde et déjà commenté ici,
ici et ici. Il faut que nous acceptions de perdre un peu de notre pouvoir au prix d'une prise de pouvoir collective de ceux qui ont quelque chose à dire (et ça n'est pas tout le monde dans une bibliothèque). Cela permet entre autre l'émergence d'une culture commune aux équipes, une motivation et une reconnaissance des capacités des personnels, cadres ou pas. Cela permet surtout d'être en permanence en éveil, de se remettre sans cesse en question.
Mais ce fonctionnement ne peut se mettre en place indépendamment du reste de la collectivité. Cela ne sert à rien de proposer dans son service une démarche vers une "intelligence collective" lorsque celle-ci est niée dans la collectivité. On voit vite celles qui ont développé un tel état d'esprit. Elles ont instauré une écoute des populations et des techniciens que nous sommes, une prise en compte de leurs besoins et de leurs opinions, qui rejaillit sur leur organisation. La mise en place de projets de services, de blogs, de wikis (je les ai découverts au sortir de la forêt amazonienne grâce au Spip de Brest), de forums, de comités d'utilisateurs, de conseils des anciens ou des jeunes... autant d'outils pour être au plus près des citoyens. La communication, la programmation, sont-elles contrôlées et verrouillées par le Dircom ou le Dircab ? Pas besoin d'amener l'intelligence collective, ce sera en pure perte, et la déception sera au rendez-vous.
Combien de bibliothèques ont réellement bâti des projets de service validés par élus et administration ? (Eric, tu nous fais un article ?) Combien ont mis en place des outils de communication interne permettant le dialogue, le débat d'idées, la construction d'un projet ? Parmi les rapports et mémoires de l'ENSSIB, il en est quelques uns qui abordent les questions d'organisation ou de management, mais ils se comptent sur les doigts d'une main, deux peut-être, parmi des centaines (ce qui montre que cette vénérable institution, si elle forme les bibliothécaires et conservateurs d'aujourd'hui et demain, ne forme pas vraiment les directeurs - le changement de modèle prôné en ce moment serait-il aussi un changement de modèle d'école ?) : dans Management des ressources humaines, on ne trouve rien sur la communication interne. Il faut aller dans L'intranet en bibliothèque pour avoir une description de celui de la bibliothèque de Lyon (encore !! à moins que ceci explique cela) et de l'importance de la communication interne, même si des bémols doivent être mis quand à l'utilisation réelle. Il n'en demeure pas moins une culture d'entreprise commune et surtout des réalisations qui naissent de cet état d'esprit, à commencer par le Guichet du savoir.
Et l'importance de cet aspect de l'organisation apparaît aussi dans l'organigramme de la bibliothèque, par la place occupée et la personne en charge de ce service. Nous sommes bien là au coeur de notre métier de cadre, et Bazin est bien placé pour parler invention et innovation.
Mais à cette intelligence collective interne à l'organisation des bibliothèques, il faudrait peut-être bien aussi inclure celle des utilisateurs (et non utilisateurs) : ils sont par essence les destinataires de notre action, ils ont leur mot à dire et rien ne devrait se faire sans eux, mais ça c'est encore un autre problème. Vous pouvez lire ici le billet d'Hubert Guillaud sur le sujet.